Aujourd'hui en me réveillant j'ai eu comme un flashback. En fait, c'était plutôt une genre de rétrospective de ma courte vie en l'espace de quelques secondes. Juste le moment d'émerger de mes songes et de mettre un pied hors de mon lit. Bref, vous voyez ce que je veux dire, c'était pas long. Bon.
J'ai revu la petite Marjorie, la sauterelle, la casse-cou. Celle qui courre partout et dans tous les sens en ne regardant pas où elle met les pieds pour découvrir, parce qu'elle veut tout savoir et maintenant! Celle-là aussi qui fonce à fond de train dans la vie et dans un arbre, dans un trou, dans un cadre de porte. Elle tient un compte hebdomadaire de ses bleus et le claironne fièrement à sa maman. J'en ai onze! J'en ai quinze! Oh j'en ai juste huit cette semaine. J'ai encore une bonne collection de bleus et de petits bobos, mais maintenant mon bilan hebdomadaire est secret. Ok, je vous le dis: j'en ai cinq; trois sur la jambe droite, un sur chaque bras ;)
Assez lunatique, elle regarde dehors au lieu d'écouter madame Chantal lui apprendre à calculer. Déjà pas mal contemplative la fille: «c'est beau la nature, le ciel, les nuages, Oh! Un oiseau! Wow! Moi aussi je veux voler.... Marjorie combien font trois multiplié par neuf? Euh...(Sourire fendu...qu'est-ce que c'est la question...zut!) Pouvez-vous répéter?» J'ai appris à muscler mes joues, avoir l'air mignonne et sourire! Et ça marche encore! Marjorie la lune, perdue dans ses pensées, n'a pas de temps à perdre malgré tout! Alors elle fait trois choses en même temps et finit par faire des dégâts, oublier un détail (parfois essentiel), mais elle vit avec et rit. Ma vie reste parsemée d'embûches créés par mon étourderie, ma distraction maladive. Avant je perdais la clef de mon journal intime et maintenant j'égards mes lunettes, mes cartes, mes clés d'appart, j'oublie un rendez-vous, mais le summun reste manquer le jour où j'ai manqué mon vol de retour... Ça fait mon charme, non?
Cette princesse (oui je suis une cendrillon, bon!) rêvasse éveillée grâce à une imagination en ébulition. Une collection de vieilleries et de roches se transforme en trésor (collection que j'entretiens toujours, haha!) Cette fillette trotine en se dandinant, ouvre la radio, chante trois mots, marmonne le reste sur l'air de la chanson (c'est beaucoup trop amusant de crier n'importe quoi au lieu de se taire!) et tourbillonne en cadence telle Bébé dans Dirty Dancing au son de James Brown et des Beach Boys. Ouf! Après s'être essoufflée comme il se doit, elle feuillette ses livres préférés à la recherche d'inspiration: Picasso et la femme qui pleure, Chagall et les mariés de la Tour Eiffel, Van Goch et la chambre à coucher. Puis elle ouvre sa boîte de pastels et s'applique jusqu'au souper. Cette fille là est la seule qui a parfois la tendance à s'effacer, parce qu'être adulte c'est sérieux! Cette petite gamine reste ancrée en moi et va continuer à s'amuser, prendre la vie avec un grain de sel et laisser aller sa folie, cette flamme qui m'habite. Cette hyperactivité a du bon, non?
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mardi 6 décembre 2011
mercredi 12 octobre 2011
Comment pimenter sa vie: journal d'une catastrophe ambulante
Bonjour je m'appelle Marjorie Anne et je suis une experte en catastrophe et gaffes de tout genre. En réalité, mon entourage m'apprend rien dans cette affirmation, toutefois après une soirée de discussions approfondies, je crois bon vous exposer mes constats. Constats ma foi assez optimistes. J'espère ne pas avoir l'air de quelconque illuminée voulant vous endoctriner à mes croyances... prenez ce que vous voulez.
Dans la vie, tout est une question de perception. OK, vous le saviez déjà, mais avez-vous déjà essayé de vous imaginez être capable de voir la vie dans les yeux de l'autre. Moi, je m'évertue à le faire aux frais d'efforts gigantesques...Plutôt que dramatiser et croire à la fin du monde éminente, je tente de remettre les choses en perspective et rationaliser. Quand tu es née avec le mélodrame inscrit dans mon code génétique, je vous jure que c'est pas facile! Fin des montagnes russes, début du tour de grande roue.
Exemples de catastrophes désamorcées (vécues... oui, oui!):
#1 BOUCHER LA TOILETTE DE MA NOUVELLE FLAMME qui ne possède pas de siphon lorsque ce dernier est parti tôt, sans laisser sa clé. En temps normal, pas besoin de clé, la porte se barre automatique... mais là... Courir à tous les coins de rues une maudite quincaillerie en panique pour finir par prendre un taxi aller-retour, sonner chez le voisin, inventer un mensonge pour entrer dans l'appart. Déboucher la bol et cacher l'objet nettoyé (il me semble?!) dans le fond d'un garde-robe.
ANALYSE #1: Au lieu de paniquer et cacher l'affaire, appeler le gars et tout lui avouer? NON! Laisser la toilette bouchée et ne plus jamais répondre à ses appels? PEUT-ÊTRE... Réitérer la même résolution du problème en riant de l'absurdité de la situation? OUI!
#2 M'EMBARRER DANS MA SALLE DE BAIN, EN PYJAMA LÉGER quand j'habite au 3e étage avec vue sur la ruelle et tout plein de voisins profitant du soleil et guettant le moindre signe de vie pour potiner. Mon chum est parti travailler et revient à 18h... Il est 10h, j'ai faim. Catastrophe et colère s'empare de moi. Défoncer la porte par la force, gosser la serrure avec une tite-épingle à cheveux... Rien n'y fait. Je suis désespérée et dans ce temps-là, l'instinct de survie arrive en renfort et délaisse la dignité. Au grand mot les grands moyens: je dois passer par la micro-fenêtre. Je suis Gumby, je suis un pâté de plasticine. Après quelques minutes de jérémiades en position de grand écart, j'atterris dans mes poubelles et fait une folle de moi.
ANALYSE #2: Vaut mieux faire une folle de soi que d'attendre le messie. La vie est tellement plus trépidante avec des mésaventures du genre. Donc, pas de catastrophe qu'il y a lieu.
#3 AU MOINS UNE FOIS PAR SEMAINE je me blesse. Des fois parce que je suis lunatique, des fois parce que je suis téméraire. Dans les deux cas, blessure s'en suit. En fin de semaine dernière, j'ai passé quelques jours chez une amie ayant déménagé dans le bas du fleuve. En l'espace de 24 heures, j'ai meurtri ma main après avoir chuté dans de la gravelle en promenant son chien, j'ai tranché mon pouce en découpant une pièce de viande, j'ai traumatisé mon coccyx en descendant les escaliers sur les fesses. Le tout devant témoins qui m'ont été présenté la veille. Clairement, je me suis bâtie une image de gaffeuse invétérée.
ANALYSE # 3: Cette situation est typiquement moi. Je ne me rappelle pas avoir passé plus d'un mois sans foncer dans un cadre de porte, m'embarrer dehors, trébucher dans les escaliers, me couper, me brûler, etc. Je m'y suis habituée. Comment je fais maintenant pour arrêter d'être dans la lune? Mettre un costume ouaté avec un casque protecteur dès ma sortie du lit? Rien faire sans supervision? NON! Devenir cascadeuse ou faire des pastiches de Charlie Chaplin? PEUT-ÊTRE... Essayer de vivre sur Terre plutôt de dans les airs? ASSURÉMENT. Je travaille là-dessus.
Finalement, j'aime que ma vie est une saveur catastrophique rigolote. C'est sucré et tellement divertissant de se sortir de situations rocambolesques. Au fond, mon subconscient assouvit mon désir de vivre comme dans les films.
Chers amis, vous souvenez-vous de d'autres de mes mésaventures?
Marjorie
Dans la vie, tout est une question de perception. OK, vous le saviez déjà, mais avez-vous déjà essayé de vous imaginez être capable de voir la vie dans les yeux de l'autre. Moi, je m'évertue à le faire aux frais d'efforts gigantesques...Plutôt que dramatiser et croire à la fin du monde éminente, je tente de remettre les choses en perspective et rationaliser. Quand tu es née avec le mélodrame inscrit dans mon code génétique, je vous jure que c'est pas facile! Fin des montagnes russes, début du tour de grande roue.
Exemples de catastrophes désamorcées (vécues... oui, oui!):
#1 BOUCHER LA TOILETTE DE MA NOUVELLE FLAMME qui ne possède pas de siphon lorsque ce dernier est parti tôt, sans laisser sa clé. En temps normal, pas besoin de clé, la porte se barre automatique... mais là... Courir à tous les coins de rues une maudite quincaillerie en panique pour finir par prendre un taxi aller-retour, sonner chez le voisin, inventer un mensonge pour entrer dans l'appart. Déboucher la bol et cacher l'objet nettoyé (il me semble?!) dans le fond d'un garde-robe.
ANALYSE #1: Au lieu de paniquer et cacher l'affaire, appeler le gars et tout lui avouer? NON! Laisser la toilette bouchée et ne plus jamais répondre à ses appels? PEUT-ÊTRE... Réitérer la même résolution du problème en riant de l'absurdité de la situation? OUI!
#2 M'EMBARRER DANS MA SALLE DE BAIN, EN PYJAMA LÉGER quand j'habite au 3e étage avec vue sur la ruelle et tout plein de voisins profitant du soleil et guettant le moindre signe de vie pour potiner. Mon chum est parti travailler et revient à 18h... Il est 10h, j'ai faim. Catastrophe et colère s'empare de moi. Défoncer la porte par la force, gosser la serrure avec une tite-épingle à cheveux... Rien n'y fait. Je suis désespérée et dans ce temps-là, l'instinct de survie arrive en renfort et délaisse la dignité. Au grand mot les grands moyens: je dois passer par la micro-fenêtre. Je suis Gumby, je suis un pâté de plasticine. Après quelques minutes de jérémiades en position de grand écart, j'atterris dans mes poubelles et fait une folle de moi.
ANALYSE #2: Vaut mieux faire une folle de soi que d'attendre le messie. La vie est tellement plus trépidante avec des mésaventures du genre. Donc, pas de catastrophe qu'il y a lieu.
#3 AU MOINS UNE FOIS PAR SEMAINE je me blesse. Des fois parce que je suis lunatique, des fois parce que je suis téméraire. Dans les deux cas, blessure s'en suit. En fin de semaine dernière, j'ai passé quelques jours chez une amie ayant déménagé dans le bas du fleuve. En l'espace de 24 heures, j'ai meurtri ma main après avoir chuté dans de la gravelle en promenant son chien, j'ai tranché mon pouce en découpant une pièce de viande, j'ai traumatisé mon coccyx en descendant les escaliers sur les fesses. Le tout devant témoins qui m'ont été présenté la veille. Clairement, je me suis bâtie une image de gaffeuse invétérée.
ANALYSE # 3: Cette situation est typiquement moi. Je ne me rappelle pas avoir passé plus d'un mois sans foncer dans un cadre de porte, m'embarrer dehors, trébucher dans les escaliers, me couper, me brûler, etc. Je m'y suis habituée. Comment je fais maintenant pour arrêter d'être dans la lune? Mettre un costume ouaté avec un casque protecteur dès ma sortie du lit? Rien faire sans supervision? NON! Devenir cascadeuse ou faire des pastiches de Charlie Chaplin? PEUT-ÊTRE... Essayer de vivre sur Terre plutôt de dans les airs? ASSURÉMENT. Je travaille là-dessus.
Finalement, j'aime que ma vie est une saveur catastrophique rigolote. C'est sucré et tellement divertissant de se sortir de situations rocambolesques. Au fond, mon subconscient assouvit mon désir de vivre comme dans les films.
Chers amis, vous souvenez-vous de d'autres de mes mésaventures?
Marjorie
jeudi 6 octobre 2011
Ari l'incomprise
Conseil de Marjorie: "tu devrais parler de tes émotions"
Parlons-en de cette chose que l'on appelle l'amour.
J'ai toujours eu un rapport assez difficile avec l'amour. J'ai pas été souvent amoureuse (en fait, parlons d'une seule vraie fois) et puis souvent, le reste de mes idylles se sont soldées par des échecs lamentables du fait que je m'accrochais à des prospects sans réel futur juste par besoin d'affection, un genre de relation kamikaze qui me permettait de profiter sans souffrir après. Ben oui. Notez aussi que je suis une romantique finie qui croit au grand amour. J'attends ça moi. Mais je suis du genre a fuir. Ah-ta-boy. On est mal pris.
*Pour les autres minimes relations qui se situent dans une zone grise, on va seulement parler de mauvais timing. Oui oui, mauvais timing (voir post à Marjorie pour les détails!).
Un exemple assez concret d'une de mes "relations kamikazes": J'ai été charmée momentanément par un musicien sans ambition (mais aucune) mais... ahhhh qu'il jouait bien de son instrument (premier degré svp)...o.k y'était un peu cute... Après quelques semaines à monologuer durant nos soupers de "couple" (que je devais payer, chaque fois, FOR SURE) j'ai décidé d'y mettre un terme. Pourquoi est-ce que je m'y suis investie? No sé! J'ai perdu du temps et de l'énergie pour une gars qui pense maintenant que je suis folle...
Hum. Ok peut-être un peu.
Je suis la seule à faire ça?
Ne pas m'investir vraiment dans quelque chose de pas vraiment potentiel?
Faudrait-il s'investir à fond dans tout?
Même si on va souffrir et qu'on le sait?
Je sais, on ne me psychanalysera pas aujourd'hui, mais quand même.
D'un autre côté je dois avouer que j'y crois.
Ça peut m'arriver, comme ça arrive a tout le monde, ou presque.
OPTIMISME!
Voilà, dans le fond ou je veux en venir c'est qu'on a tous nos passes dans nos vies ou on y croit moins. Faut apprendre à s'aimer avant d'aimer? OK!
Message à notre société de consommation: arrêtez de penser qu'une relation ça se consomme, parce que non, ça se consomme pas, ça se travaille. WOUWOU secret dévoilé.
Bon. C'est tout. J'ai vidé mon sac (mon coeur)
Bonne journée :)
Ari-la-célibataire-endurcie
Parlons-en de cette chose que l'on appelle l'amour.
J'ai toujours eu un rapport assez difficile avec l'amour. J'ai pas été souvent amoureuse (en fait, parlons d'une seule vraie fois) et puis souvent, le reste de mes idylles se sont soldées par des échecs lamentables du fait que je m'accrochais à des prospects sans réel futur juste par besoin d'affection, un genre de relation kamikaze qui me permettait de profiter sans souffrir après. Ben oui. Notez aussi que je suis une romantique finie qui croit au grand amour. J'attends ça moi. Mais je suis du genre a fuir. Ah-ta-boy. On est mal pris.
*Pour les autres minimes relations qui se situent dans une zone grise, on va seulement parler de mauvais timing. Oui oui, mauvais timing (voir post à Marjorie pour les détails!).
Un exemple assez concret d'une de mes "relations kamikazes": J'ai été charmée momentanément par un musicien sans ambition (mais aucune) mais... ahhhh qu'il jouait bien de son instrument (premier degré svp)...o.k y'était un peu cute... Après quelques semaines à monologuer durant nos soupers de "couple" (que je devais payer, chaque fois, FOR SURE) j'ai décidé d'y mettre un terme. Pourquoi est-ce que je m'y suis investie? No sé! J'ai perdu du temps et de l'énergie pour une gars qui pense maintenant que je suis folle...
Hum. Ok peut-être un peu.
Je suis la seule à faire ça?
Ne pas m'investir vraiment dans quelque chose de pas vraiment potentiel?
Faudrait-il s'investir à fond dans tout?
Même si on va souffrir et qu'on le sait?
Je sais, on ne me psychanalysera pas aujourd'hui, mais quand même.
D'un autre côté je dois avouer que j'y crois.
Ça peut m'arriver, comme ça arrive a tout le monde, ou presque.
OPTIMISME!
Voilà, dans le fond ou je veux en venir c'est qu'on a tous nos passes dans nos vies ou on y croit moins. Faut apprendre à s'aimer avant d'aimer? OK!
Message à notre société de consommation: arrêtez de penser qu'une relation ça se consomme, parce que non, ça se consomme pas, ça se travaille. WOUWOU secret dévoilé.
Bon. C'est tout. J'ai vidé mon sac (mon coeur)
Bonne journée :)
Ari-la-célibataire-endurcie
mercredi 5 octobre 2011
Histoire de «timing»
Le concept de timing a été inventé par quelqu'un qui avait besoin d'une excuse, d'un bouc émissaire ayant le dos large. Si cette personne ose se manifester sur ce blog, je veux un nom, une photo et son adresse. Je me charge d'avoir des explications.
Alors le timing , c'est quoi? Il y a le bon et il y a le mauvais.
Mai 2008, je décide de partir en Europe, toute seule avec mon sac à dos prêt à fendre, mon calepin et un stylo. Jeune, insouciante, naïve? C'est beau la vie avec la pensée magique, non? Je prends l'avion, je rencontre deux Montréalais. Le gars habite à deux rues de chez moi. On parle du quartier et de la maudite ligne verte toujours arrêtée aux heures de pointe. La fille s'appelle Marjorie, comme moi. On a les même goûts musicaux, des amis en communs et on n'en revient juste pas que la vie est magique. Le trajet ne m'a jamais paru si court. Coïncidence? Non, bon timing.
Juin 2008, mon voyage tire à sa fin, je suis écoeurée, je m'ennuie de ma mère, je suis plus capable de m'endurer (comme Dédé dans Mauvais caractère). Il est temps que ça finisse! J'habite chez un ami d'un ami d'une amie. Un gars linéaire, beige, sans consistance, finalement vraiment pas mon genre. Tout de même gentil (il m'a offert le gîte). La veille de mon départ, on vérifie ensemble mon vol et tout. Stressée je regarde rapidement, il me confirme ce que j'ai lu, s'en suit une soirée tranquille, bagage et dodo. Demain, à moi Montréal! Naaaaaaaaaaaa! Pouette pouette pouette! J'ai raté mon vol. Une crise d'hystérie (larmes et hurlements de mort) dans Charles-de-Gaule à en perdre mes lunettes (et m'en rendre compte 24h plus tard... trop tard), je suis désepérée et complètement cassée (dans tous les sens du terme) Merde,il faut acheter un billet. «Maman... je sais que c'est la nuit... mais j'ai plus un rond et j'ai comme on dirait manqué mon vol.» Grognement à l'autre bout du fil « C'est bien toi, je t'aime ma grande, on voit demain soir». Mauvais timing? Non, distraction maladive.
Le lendemain j'arrive cinq heures d'avance à l'aéroport, je rencontre deux Montréalais qui ont étudié un an à Madrid. Quelle chance de les rencontrer, un voyage de pur plaisir qui a su apaiser mon gros nerf irrité par mes étourderies. La chance? Non, bon timing
De retour dans ma ville chérie, j'ai passé l'été sur un nuage, la tête pleine de souvenirs, les yeux rêveurs et le sourire accroché aux lèvres. Cet été là, j'ai croisé le regard de ce nouveau résident en chirurgie lors d'une soirée tranquille à l'urgence. Beau gars, un brin gêné, un brin perturbé; comme je les aime. Question de timing? Non, c'est le destin!
Fini les histoires de timing! La vie est belle pour celui qui sait la voir :)
Bonne nuit,
Marjorie
Alors le timing , c'est quoi? Il y a le bon et il y a le mauvais.
Mai 2008, je décide de partir en Europe, toute seule avec mon sac à dos prêt à fendre, mon calepin et un stylo. Jeune, insouciante, naïve? C'est beau la vie avec la pensée magique, non? Je prends l'avion, je rencontre deux Montréalais. Le gars habite à deux rues de chez moi. On parle du quartier et de la maudite ligne verte toujours arrêtée aux heures de pointe. La fille s'appelle Marjorie, comme moi. On a les même goûts musicaux, des amis en communs et on n'en revient juste pas que la vie est magique. Le trajet ne m'a jamais paru si court. Coïncidence? Non, bon timing.
Juin 2008, mon voyage tire à sa fin, je suis écoeurée, je m'ennuie de ma mère, je suis plus capable de m'endurer (comme Dédé dans Mauvais caractère). Il est temps que ça finisse! J'habite chez un ami d'un ami d'une amie. Un gars linéaire, beige, sans consistance, finalement vraiment pas mon genre. Tout de même gentil (il m'a offert le gîte). La veille de mon départ, on vérifie ensemble mon vol et tout. Stressée je regarde rapidement, il me confirme ce que j'ai lu, s'en suit une soirée tranquille, bagage et dodo. Demain, à moi Montréal! Naaaaaaaaaaaa! Pouette pouette pouette! J'ai raté mon vol. Une crise d'hystérie (larmes et hurlements de mort) dans Charles-de-Gaule à en perdre mes lunettes (et m'en rendre compte 24h plus tard... trop tard), je suis désepérée et complètement cassée (dans tous les sens du terme) Merde,il faut acheter un billet. «Maman... je sais que c'est la nuit... mais j'ai plus un rond et j'ai comme on dirait manqué mon vol.» Grognement à l'autre bout du fil « C'est bien toi, je t'aime ma grande, on voit demain soir». Mauvais timing? Non, distraction maladive.
Le lendemain j'arrive cinq heures d'avance à l'aéroport, je rencontre deux Montréalais qui ont étudié un an à Madrid. Quelle chance de les rencontrer, un voyage de pur plaisir qui a su apaiser mon gros nerf irrité par mes étourderies. La chance? Non, bon timing
De retour dans ma ville chérie, j'ai passé l'été sur un nuage, la tête pleine de souvenirs, les yeux rêveurs et le sourire accroché aux lèvres. Cet été là, j'ai croisé le regard de ce nouveau résident en chirurgie lors d'une soirée tranquille à l'urgence. Beau gars, un brin gêné, un brin perturbé; comme je les aime. Question de timing? Non, c'est le destin!
Fini les histoires de timing! La vie est belle pour celui qui sait la voir :)
Bonne nuit,
Marjorie
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